La Croissance Verte

Un premier pas très concret dans cette démarche positive !

bandeau croissance verte

En Octobre 2014, les élus de la Communauté de communes ont décidé de répondre à l’appel à projet national « 200 territoires à énergie positive pour la croissance verte » et tenter d’engager notre collectivité dans la mutation énergétique et économique. 528 collectivités et groupements de collectivités ont présenté des programmes d’action pour décliner localement les objectifs nationaux. 212 projets ont été retenus au niveau national, 21 projets ont été sélectionné sur la Bourgogne et notre EPCI dans la catégorie « contrats locaux de transition énergétique » va bénéficier de subventions et d’aides matérielles des services de l’Etat (Préfecture, direction départementale des territoires) pour concrétiser ce projet et accéder aux financements. 

Nos Projets à court et moyen termes sont de réduire la consommation en eau et en énergie des bâtiments intercommunaux et de la piscine Intercommunale * dont les travaux de rénovation vont commencer très prochainement, de développer les mobilités douces sur notre territoire à fort potentiel touristique, (un avant-projet est en cours), de privilégier la construction à énergie positive et soutenir les particuliers pour le développements des isolations et des systèmes de chauffages fonctionnant aux énergies renouvelables et ainsi soutenir l’emploi des entreprises et des artisans du bâtiment.

La commission environnement de notre EPCI mène depuis plusieurs années de nombreuses actions autour de la gestion des déchets et de la valorisation des déchets agricoles. Nos projets à long terme sont d’intégrer la filière bois dans la production bois-énergie, de granulés ou d’électricité, d’étudier la valorisation des déchets agricoles au travers de la méthanisation en travaillant à l’appel à projet pour « 1500 méthaniseurs* sur la France » et également en réduisant les déplacements carbonés en profitant du déploiement du très haut débit.

Nos projets prendront appui sur la participation active des habitants de nos communes rurales, des acteurs économiques de notre région : exploitants forestiers, agriculteurs, industriels, professionnels du tourisme, commerçants. Ils doivent conduire à terme, à créer des emplois et à valoriser notre magnifique territoire du Sud-Brionnais.
logo croissance verteLa communauté de communes du canton de Chauffailles aujourd’hui renommée suite au redécoupage des cantons : Communauté de communes Sud Brionnais, est engagée aujourd’hui dans le projet national global de réduction des gaz à effet de serre et souhaite devenir réellement un territoire à énergie positive pour la croissance verte « Un territoire de Caract ‘Air ».


Réhabilitation de la piscine intercommunale

Note sur les économies d’eau et d’énergie

> Récupération des eaux pluviales :
Le volume d’eau pluviales récupéré sera utilisé pour l’alimentation de l’ensemble des toilettes du bâtiment principal et pour l’alimentation d’un robinet de puisage.

> Le traitement d’eau
Le choix de la Filtration par diatomées.
Les élus de la Communauté de communes ont retenu la filtration sur diatomées en remplacement de la filtration actuelle par sable. Le critère principal a été la consommation en eau.
En effet, dans le cas d'une installation de filtration sur sable et en dehors des rejets quotidiens effectues par trop‐plein, ou par les alimentations des pédiluves, c'est un débit moyen de l'ordre de 55,00 m3 qui est évacué lors des opérations hebdomadaires ou bihebdomadaire de décolmatage des filtres. Dans le cas d'une filtration sur diatomées, les opérations de détassage (désempatage), de décolmatage ou de reformation du gâteau filtrant sont assurées automatiquement et ne nécessitent qu’un volume moyen de 82 m3 par mois.

La consommation en eau nécessaire au traitement s’élève pour la saison à :
- 1540 m3 pour les filtres sur sable
- 413,55 m3 pour les filtres sur diatomée.

L’option de filtration sur diatomée, retenue par les élus, génère une économie d’eau de 1 126,45 m3.

> Des bassins Inox pour éviter les fuites
Le bassin sportif représente actuellement un volume d’eau de 687,50 m3.
Le bassin d’apprentissage représente actuellement un volume d’eau de 140 m3.
Le volume d’eau total des deux bassins est de 827,50 m3.
La consommation en eau de la piscine, tout poste confondu, a été, en 2014, de 13 126 m3.
Les bassins représentent une consommation de 10 297 m3.
Sur la saison du 2 juin au 24 août 2014, le volume d’eau consommé correspond à remplir 12,44 fois les deux bassins.

Afin d’économiser la ressource en eau des bassins, la Communauté de communes du canton de Chauffailles a retenu deux options :

- La réduction de la profondeur du bassin sportif pour une économie d’eau initiale. Le nouveau volume d’eau serait de 578 m3.
- La mise en place de bassins inox pour éviter les fuites. Les problèmes d’étanchéité (inconvénient majeur du béton carrelé) sont d’emblée résolus, notamment au niveau des systèmes d’admission et de sortie/refoulement des eaux dont la réalisation est délicate et nécessite un savoir-faire spécifique de plus en plus rare des carreleurs (les parois du bassin inox intègrent déjà tous ces éléments). Contrairement aux dégâts causés sur les carrelages, le gel n’endommage pas les surfaces inox. Du fait de la conductivité thermique du matériau, la glace susceptible de se former fond au contact du métal et ne permet pas l’établissement d’une surpression susceptible d’endommager les bassins et de créer de micro-fuites.

> Des couvertures thermiques pour limiter l’évaporation de l’eau des bassins
En règle générale, l’évaporation compte pour 30 à 50 % de la déperdition thermique totale. Au milieu de l’été, les piscines de grandeur moyenne perdent en général entre 25mm et 50 mm d’eau par semaine. Ce phénomène s’accélère par temps sec ou venteux.

Cela représente donc une perte en eau hebdomadaire :
Pour le bassin sportif :
25mm X 312,5 m² = 7 812,50 litres soit 7,812 m3
50mm X 312,5 m² = 15 625 litres soit 15,625 m3
Pour le bassin d’apprentissage :
25 mm X 147,50 m² = 3 687,50 litres soit 3,687 m3
50 mm X 147,50 m² = 7 375 litres soit 7,375 m3
Soit pour l’ensemble de la saison et des bassins une perte en eau estimée de 218,481 m3 à 437 m3.
L’utilisation fréquente d’une couverture de piscine réduira sensiblement les pertes par évaporation.
La couverture thermique de piscine est également un dispositif de chauffage naturel. Elle est essentielle en complément du système de chauffage. Déroulée sur la piscine pendant la nuit, elle permet de conserver la chaleur emmagasinée pendant la journée. Mais elle permet également de réchauffer l’eau de la piscine pendant la journée, lorsque celle-ci n’est pas ouverte au public.
En plus d’éviter la déperdition de chaleur de l’eau, la couverture permet d’éviter l’évaporation de l’eau et donc de réduire le remplissage compensateur qu’il faut réchauffer.

> Production d’eau chaude sanitaire sur une base solaire

La production d’eau chaude sanitaire de la zone vestiaires-sanitaires du bâtiment principal est prévu sur une base solaire /appoint électrique.
La pré-étude solaire a été réalisée pour la mise en oeuvre d’un ballon de stockage d’une capacité un peu inférieure à celle nécessaire journalière de 2000 litres associé à 13 panneaux solaires prévus implantés en pan de toiture Sud-Ouest du bâtiment. Le taux de couverture atteindrait, suivant le calcul théorique, de l’ordre de 85% des besoins.